- Société : Lazure Production et Lazure Chimie
- Activité :
Lazure Production : Fabricant de Lasures, vernis, teintes et produits d'entretien pour bois.
Lazure Chimie : Vente et négoce de peinture carrosserie, industrie, bâtiment et boiserie.
- Adresse : RN6 Chignin - 73800 Montméliand
BAO : Pourriez vous nous présenter la société Lazure ?
WB : Notre société à 20 ans d'expérience dans le domaine de la lazure. Titulaire de notre marque déposée " Holz azure Décor® " nous avons été les premiers à promouvoir une azure Française, il y a de cela plus de vingt ans (1977). Étant donné que les lazures ont vu le jour dans les pays nordiques et germaniques, il y a moins de trente ans, cela constitue une réelle performance. Suite à cela et afin de maintenir une notoriété parmi les professionnels dans la fabrication de tels produits, nous avons conçu en 1982 la première azure thixotrope française. Nous avons ensuite continué nos recherches en développant une nouvelle gamme de produits dénommés Wood Xlodrex® et Top Coat®. Cette gamme contenant des agents de protection contre les UV a donné des résultats concluants, ce qui nous a incité à concevoir des azures de hautes performances. Grâce à cette volonté de toujours se tourner vers l'avenir, nous avons abouti à ce que l'on appelle aujourd'hui " les azures de longue durée ". Nous pouvons donc proposer aujourd'hui une gamme longue durée et assurer dans le temps une tenue multipliée par 2. Les tests effectués ont renforcé nos résultats, dés lors le terme de " longue durée " prend ici une réelle dimension et ne peut en aucun cas être considérée comme une quelconque appellation commerciale abusive. Nos clients s'appellent aujourd'hui, Courchevel, Meribel, Tignes, Avoriaz, Megeve, les Arcs, etc…
BAO : En tant que spécialiste, pourriez vous nous donner quelques conseils pour la préparation du bois.
WB : Cela va dépendre bien évidemment de la qualité du support. Pour le bois neuf, rien de particulier n'est nécessaire, il est généralement "prêt à peindre". Il doit être simplement propre et sec. Pour un bois plus abîmé, (par exemple en rénovation), il faut être plus attentif. On traitera le support par un brossage à l'aide d'une brosse en laiton, ou par un ponçage mécanique en fonction de l'état de la surface. Après cette première phase de préparation essentielle pour obtenir un bon résultat, nous pourrons entrée dans la seconde phase que constitue la mise en peinture.
BAO : Existe t-il des bois ne supportant pas la lazure ?
WB : Effectivement, on évite de conseiller la azure pour certains bois exotiques, ou les bois nobles (noyer, chêne, châtaignier). Pour ces cas, il vaut mieux opter pour une finition plus adapté au support. On peut par exemple procéder par l'application d'une couche de teinte, puis par une couche de verni de fond, et enfin, la couche de verni de finition.
BAO : Y-a-t-il des règles à respecter pour la pose de lazure ?
WB : Dans le cadre de la rénovation, on applique toujours au minimum deux couches de azures après avoir préalablement préparé son support. Pour l'entretien, on poncera légèrement avec un papier abrasif fin, puis une ou deux couche de azure sont appliquées selon l'état.
BAO : Quelle est la durée de vie d'une azure ?
WB : Cela est bien évidemment variable selon plusieurs critères ; le nombre de couche, la qualité de la azure, ou encore l'exposition du support. Pour l'anecdote, on sait que les faces Sud et Ouest se détériorent plus rapidement que celle se trouvant au Nord ou à l'Est. Les UV solaires ont un effet destructeur sur les lazures. A titre comparatif, on constate les premières détériorations au bout de 3 ou 4 ans, contre 7 à 8 ans pour les faces les moins exposées. Cette durée de vie limitée est due aux agressions conjointes de l'oxygène, des chocs thermiques, de l'humidité de l'air et des rayons UV. Pour le côté technique, les lasures subissent des agressions perpétuelles et irréversibles, engendrées par un phénomène appelé : photo-oxydation. Elle se traduit par une dégradation du film protecteur engendré par les UV, qui entraîne une incohérence des liaisons polymériques (moléculaire) du film et une sensibilisation des composants du bois. La photo-oxydation altère directement la liaison entre le film et la surface du bois, et par conséquent, elle occasionne rapidement des dégâts prématurés au niveau du support.
BAO : Le placo est en train de se démocratiser dans la rénovation et le neuf. Y a t il des préconisations particulières pour ce type de matériaux ?
WB : Absolument ! Il faut avant toute chose appliquer une peinture isolant les fonds (phase d'impression) qui remplira le rôle de couche de préparation du support. Il ne faut pas oublier que le placo brut est très absorbant, mais une fois apprêté, il peut recevoir la finition à laquelle il était destiné (laque, enduit, papier peint, etc.…).
BAO : A votre avis, quel sera la peinture du futur ?
WB : Ah ! Elle sera de plus en plus adaptée à son support de destination, et ses performances en terme de durée, de résistance, de rentabilité et de sécurité seront largement accrues. L'aspect, le rendu, la texture, la luminosité et les contrastes se développeront pour obtenir des tons très recherchés avec une profondeur de champs importante. N'oublions pas l'aspect pratique des peintures du futurs, tels que la peinture chauffante, la peinture antistatique, anti-frottement ou encore la peinture solaire. Dans tous les cas, cette peinture sera surtout écologique et profitera d'une durée de vie optimum.